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A chacun son Stade... - Picamoles, Médard, Fritz, Heymans, Toulouse, Stade Français - Sports.fr
Actu Rugby - A chacun son Stade...
Le 01/03/2010 à 19:44 Par LAURENT DUYCK
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A chacun son Stade...

Oubliés du staff tricolore pour la première moitié du Tournoi des VI Nations, Louis Picamoles, Maxime Médard, Florian Fritz et Cédric Heymans monteront sur Paris ce week-end pour défier le Stade Français à l'occasion de la 21e journée de Top 14. Dans la vitrine du Stade de France, les quatre Toulousains tenteront de marquer des points en vue de France-Angleterre, dernière occasion de disputer un bout de tournoi.

Médard, soutenu par Heymans contre Toulon, est invité à travailler. (Reuters) Médard, soutenu par Heymans contre Toulon, est invité à travailler. (Reuters)
Faute d'y avoir goûté avec l'équipe de France contre l'Irlande, ils s'y rendront donc samedi avec leur club. Et gagneront peut-être le droit d'y revenir, non pas le week-end suivant à l'occasion de France-Italie mais pour la grande finale du Tournoi des VI Nations face à l'Angleterre puisque le staff tricolore s'est donné la possibilité d'ouvrir pour le Crunch un groupe jusqu'ici verrouillé. Plus qu'un simple succès de prestige face au Stade Français avec qui la rivalité ne s'est jamais démentie ces dix dernières années, voilà bien une occasion pour Louis Picamoles, Maxime Médard, Florian Fritz et Cédric Heymans de briller samedi au Stade de France avec Toulouse à l'occasion du choc de la 21e journée de Top 14. Et d'espérer puisque (si, si, c'est promis) Marc Lièvremont l'assurait encore avec force samedi à Cardiff, au lendemain de la troisième victoire dans ce Tournoi 2010 de ses ouailles contre le Pays de Galles, personne n'est oublié dans ce groupe France.

"Il faut que les joueurs qui participent à l'aventure de l'équipe de France depuis deux ans continuent de se sentir impliqués, bossent en club. Quand les mecs sont bons en Top 14, ils ont vraiment leur chance", ajoutait encore le sélectionneur du XV de France. Un message destiné tout droit aux quatre Toulousains, recalés depuis le début du Tournoi malgré la cascade de blessures et de forfaits essuyée par l'équipe de France depuis le début de l'année. Ouedraogo forfait pour Cardiff, Lapandry a été préféré à Picamoles tandis que Heymans et Médard n'ont pas profité des blessures successives de Rougerie, Fall et Clerc pour se faire une place à l'aile des Bleus. Quant à Fritz, il paie le retour de Bastareaud au centre. Difficile de ne pas y voir des mises au placard...

Remises en questions et questions de mise

Entre mise au placard et remise en question, la différence est tenue mais le staff du XV de France est là aussi formel à ce sujet : ceux qui ne sont pas convoqués ne sont pas punis, tout juste invités pour certains à redoubler d'efforts à l'entraînement. L'avertissement adressé la saison dernière à François Trinh-Duc vaut cette année pour Maxime Médard, propulsé peut-être trop vite, malgré un talent évident, dans les hautes sphères internationales et retombé d'autant plus lourdement sur la terre ferme. En clair, l'arrière toulousain, qui stagne depuis l'été dernier, doit réapprendre à se faire mal à l'entraînement.

Progresser, voilà là aussi le sens du message adressé par le staff tricolore à Louis Picamoles, écarté au profit de joueurs plus disponibles dans la continuité de la performance et non en raison du retour de Mathieu Bastareaud chez les Bleus. "C'est à moi de conserver cette puissance tout en essayant d'y ajouter un peu de mobilité, reconnaissait l'intéressé dans les colonnes de L'Equipe. Je travaille pour cela avec le Stade Toulousain. Nous avons un jeu très exigeant physiquement, qui demande beaucoup de déplacements. (...) A chaque fois qu'on n'est pas pris en sélection, c'est une déception, mais je suis le seul à avoir les cartes en main et ça doit me motiver encore plus."

Plus que de remises en questions, les questions sont de mise pour Florian Fritz et Cédric Heymans quant à leur avenir en Bleu. Le premier semble payer son image d'éternel joueur ingérable. Le second est lui dépassé par l'émergence du duo Fall-Palisson et par les retours en grâce des Clermontois Rougerie et Malzieu. Pour tous, le Stade Toulousain, malgré une concurrence là aussi féroce, reste l'occasion de prouver au plus haut niveau. Et quoi de mieux que le Stade de France pour le faire ?

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